« L’obsession de l’ours », une incroyable aventure, à suivre…

« L’obsession de l’ours » est le récit d’une incroyable histoire. Ce magnifique documentaire (52 min) produit par Gédéon Programme et post produit Highfun raconte la confrontation, lors d’une expédition scientifique, de Julien Cabon (l’un des réalisateurs) et d’un ours. Les deux réalisateurs Julien Cabon et Vincent  Perazio nous ont accordé une interview. Gros plan sur cette aventure hors du commun.

Julien Cabon-1Comment est née l’idée du film ?

 Julien Cabon– C’est d’abord une expédition scientifique, au pôle nord, en 2012, pour installer une ligne sur l’axe de rotation de la terre. Nous étions parti en fait sur cette première idée de film sur la préparation d’une grande expédition scientifique mais pendant notre traversée du Groenland, nous nous sommes retrouvés confrontés à des ours polaires. Cette rencontre a tout bouleversé.

Finalement c’est à partir de cette histoire qu’est née l’idée d’un film sur cette histoire d’ours.

 Comment êtes vous arrivé sur le projet ?

 Vincent Perazio – Je suis arrivé dessus par hasard, pour mener à bien ce projet que Julien avait filmé pendant son expédition.

 Que s’est-il passé pendant l’expédition ?

images Julien Cabon – Les ours nous ont attaqué et nous avons dû les tuer. Toute cette scène a été filmée. Alan ( nous étions deux à faire cette expédition) avait une gopro sur la tête et je filmais cette rencontre avec les ours. Nous avons conservé une bonne partie de la scène dans le film. On sent d’ailleurs tout au long du film, le danger. Sur cette côte ouest du Groenland, nous avons dû faire très attention. Nous avions un chien, qui est le troisième personnage du film, à part entière. Il était très attachant sauf qu’il ne réagissait pas tel qu’il aurait dû. Il était sensé nous avertir en cas de danger et ne l’a pas fait dans ce cas là…C’est un peu la chronique d’un monde sauvage, d’un incroyable beauté, mais dans lequel la moindre inattention peu être fatale.. .

 Comment le film a été mis en oeuvre ?

images-1 Julien Cabon -Ce film a été réalisé sans équipe de tournage. Il est autofilmé. Je me filme et je filme beaucoup Alan. Nous ne sommes que deux. Je pose la caméra devant nous, où je me la pose sur la tête ou Alan se fixe une Go pro sur la tête. L’expédition a duré 5 semaines du Pôle Nord au Groenland. Nous avons préparé l’expédition à Brest. On s’est enfermé dans le congélateur d’une usine de surgelés pendant 10 jours afin de se préparer. Il eut pas mal de retombées médiatiques, ce qui nous a permis de lancer le film de l’expédition.

 Quels ont été es choix de réalisations ?

RTEmagicC_38166_PoleNord2012_13avril_PrlvtPlancton_txdam29135_9dd4e4 Vincent Perazio – Julien avait déjà fait des montages mais pas axés sur cette histoire. Le choix de réalisation était de tendre au maximum la réalisation pour assurer la séquence finale. Comme Julien l’a expliqué, cette séquence était filmée mais il fallait la faire monter progressivement par de petits éléments et y mettre les enjeux. C’est une narration à la première personne, au « je ». L’enjeu principal était que Julien puisse raconter son histoire.

Comment s’est construit le film ?

4Vincent Perazio– Julien avait filmé pour mettre en oeuvre et médiatiser sa mission dans l’Arctique. La difficulté a été de raconter avec ses rushes une autre histoire, une histoire qu’elles ne devaient pas raconter. Tout le monde s’est engagé dans ce projet pour raconter cette aventure humaine hors du commun. C’est un pari.  Chaque petit élément permet de raconter quelque chose.

images-2Après c’est de la narration pure. Il fallait tout mettre en branle pour raconter cette séquence. C’est fort et terrifiant comme moment. Tout le film va vers ce moment là, la séquence finale. Elle sert évidemment à raconter autre chose (le pôle nord, l’Arctique) mais qui raconte quelque chose de fort. C’est un puzzle. Il faut l’envisager d’un point de vue personnel : « voilà mon histoire ». Ce qui fait tout l’intérêt de l’histoire. Le comportement des ours était totalement inhabituel. Normalement dans ces régions on part armés en cas de rencontre avec les ours. Mais il suffit de tirer en l’air pour les faire fuir. Dans le cas de Julien, les deux ours sont arrivés au même moment et n’ont pas fui. Les ours ont attaqué.  La force de cette séquence, c’est leur peur. Un enjeu de vie ou de mort.

 Y-a-t-il une résolution finale ?

 f887615e1c_37643_PoleNord2012_ALeTressoler_GroenlandVincent Perazio – Il n’y a pas de résolution finale; c’est une aventure personnelle marquante. Une expédition qui allait le mener plus loin qu’il ne pensait, elle est loin de ce qu’il voulait faire à l’origine. Il a mis plus d’un an après sa confrontation aux ours à visionner les images tournées.

Ce qui est intéressant c’est qu’il n’y a pas de résolution du film. C’est un film qui permet de découvrir un monde hostile et qui peut nous arriver. Le personnage du chien est par exemple crucial, il devait détecter la présence de danger, et des ours en plus particulier, mais là, on peut dire qu’au mieux le chien était un couard…

Ils se sont retrouvé menacé, ils ont reçus des lettres au sujet de cette histoire, même s’ils n’étaient pas responsables de ce qui était arrivé. Les inuits, eux, n’étaient pas choqués. Il n’y avait qu’une solution eux ou nous.

Quel va être le parcours de ce film ?

logo pole nord 2012 Julien Cabon – Ce film produit par Gédéon Programmes et  Les productions d’Eté a été préacheté par Planète+ Thalassa qui devrait le programmer prochainement (le film est cours de montage ndlr). Et ensuite nous luis souhaitons une longue vie.

 Vincent Perazio –  Le montage du film devrait s’achever d’ici la fin du mois, avant d’être prochainement diffusé.

Une réflexion au sujet de « « L’obsession de l’ours », une incroyable aventure, à suivre… »

  1. Hello, bravo pour votre article très intéressant! Je suis de belgique et je suis intrigué par ce sujet. Grâce à votre blog que je viens découvrir au hasard d’un surf, je vais en apprendre davantage. Amicalement.

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