« Kabullywood » est en salle !

Kabullywood » de Louis Meunier, produit par Taïmani Films et post produit par Highfun sort en salles aujourd’hui . Il raconte les aventures, basées sur une histoire vraie,  d’une bande d’amis qui décide d’ouvrir un centre culturel à Kaboul. L’action se passe dans un vieux cinéma abandonné nommé Aryub, qui était autrefois le plus grand et le plus luxueux cinéma de l’Afghanistan. Le lieu sera rénové tout au long du processus de production et remis à la ville de Kaboul et tous les artistes afghans après le shooting. Un beau pari où la réalité et la fiction se rejoignent….

MV5BZWNlODdlNzktNjQ5Zi00ZTE1LWJlYjItY2Q3YjRhMGQ2MDEwXkEyXkFqcGdeQXVyNTAxODg2MTM@._V1_SY1000_CR0,0,750,1000_AL_Louis Meunier, le réalisateur et producteur du film, a posé le pied en Afghanistan pour la première fois en 2002 et il y a passé l’essentiel de son temps depuis. Il a organisé plusieurs expéditions, à pied et à cheval, et a joué trois ans au buzkashi – le sport équestre des Afghans – au sein de l’équipe de Kaboul. Réalisateur de plusieurs films dont « 7 000 mètres au-dessus de la guerre » qui a obtenu en 2012 à Dijon le prix Alain Bombard, l’idée du scénario de « Kabuliwood » naît lorsqu’il découvre l’histoire de la troupe d’Aftaad. Une compagnie de Théâtre crée à l’initiative d’Ariane Mouchkine et du théâtre du soleil lors d’un voyage à Kaboul en 2005.

bobines aryubAriane Mouchkine avait le projet de monter un « caravansérail » théâtral à Kaboul, sorte de centre culturel qui attirerait les projets artistiques de jeunes Afghans. Mais le projet est étouffé par les conflits qui harassent le pays. Durant les heures sombres de l’Afghanistan, l’équipe du cinéma va cacher les bobines de film aux Taliban, et les conserve dans une cachette. Près de 400 bobines ont ainsi survécu. En 2003, le cinéma a rouvert après des travaux de réfection. Mais la salle ferme quatre ans plus tard,  cette fois à cause de la concurrence de la télévision et de l’explosion du piratage de DVD. Aujourd’hui la compagnie Aftaab ambitionne de monter un centre culturel qui attirerait peintres, musiciens, acteurs de théâtre… en plus d’être un lieu de projection de films.

meunier-1024x684Cette histoire Louis Meunier la raconte dans son film, pour l’instant, il n’est question que de tourner un film, et au passage, de rafraîchir un peu la salle. Avec les 30 000 dollars récoltés par voie de financement participatif sur le Web, quelques travaux vont être entrepris : changer les carreaux, installer un système électrique…un beau pari qui suscite de nombreux soutien via le web et qui voit les Afghans se réapproprier leur salle mythique d’Aryub.

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